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Anecdotes

Prières pour la république.

Note de la préfecture de la Savoie, cabinet du préfet, en date du 7 mars 1876.

 

" Monsieur le maire, au terme de l’article 1er de la loi constitutionnelle du 16 juillet 1875, des prières publiques doivent être dites dans toutes les églises de France le dimanche 12 mars courant, à l’occasion de la réunion des Chambres*, et pour appeler la bénédiction divine sur leurs travaux.
Je vous prie de vous concerter à cet effet avec l’autorité religieuse, et, aussitôt que vous connaitrez l’heure fixée par elle pour cette cérémonie, vous voudrez bien en informer les fonctionnaires et employés publics qui résident dans votre commune et leur faire connaitre que le Gouvernement les verra avec plaisir vous accompagner à l’église dans cette circonstance, et se conformer ainsi aux dispositions de la loi.
Agréez en attendant, Monsieur le maire, la nouvelle assurance de ma considération la plus distinguée."

Le préfet de la Savoie : Marquis de FOURNES.

(*Il s’agissait de la Chambre des députés et du Sénat, sous la Présidence de M. Thiers).

 

 Ah ! l’heureux temps où l’on supprimait des taxes !

" Le gouvernement paternel du Roi à qui rien n’échappe de ce qui peut contribuer à la plus grande prospérité des fidèles sujets de Sa Majesté vient de porter son attention toute particulière sur la convenance d’abolir le système des taxes et autres restrictions que les administrations communales sont dans l’usage d’imposer à la vente du pain, de la viande et d’autres denrées semblables, ce qui en constituant un véritable monopole au profit des débitaires de ces objets au lieu d’être favorable à la classe nombreuse des consommateurs est très préjudiciable ; ne servant qu’à entretenir les prix à un taux plus élevés qu’ils ne devraient l’être "

Note de la Vice Intendance de la Province de Haute Savoie ; l’Hôpital* le 25 mai 1833.

Le Conseil double de la commune de La Bâthie (Conseil Communal et Conseil de Fabrique) fut donc invité à délibérer pour supprimer ces taxes, ce qui fut fait, on n’en sera pas surpris, à l’unanimité !


(* L’Hôpital : ancien nom d’Albertville avant sa fusion avec Conflans en 1835.)